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COLOMBIE UN CARTEL CONTEMPORAIN: 3-8 Oct 2017, Paris / In memoriam Luis Fernando Rizo-Salom (1971-2013)

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In memoriam Luis Fernando Rizo-Salom (1971-2013)

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Luis-Fernando Rizo-Salom obtient une maîtrise de composition à l’université Javeriana à Bogota en 1998. En 2000, il décide de venir en France afin de poursuivre sa formation auprès d’Emmanuel Nunes au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Intéressé par l’informatique musicale et les nouvelles technologies, il suit le Cursus de composition et d’informatique musicale de l’Ircam en 2005 où il compose Big Bang pour alto et électronique.

Entre 2005 et 2007, il est compositeur en résidence à la Casa de Velazquez à Madrid. Il reçoit également le soutien d´ institutions telles que la fondation Nadia et Lili Boulanger, le gouvernement colombien, l’Académie Villecroze, les Fonds Meyer, Tarrazi, le Leg Saint-Paul et le prix Georges Wildenstein de l´Académie de Beaux Arts. Ses œuvres sont des commandes du Concert Hall Shizuoka (Japon), de l’État (Ministère de la Culture), de l’Orchestre national d’Ile-de-France, du Festival du Larzac, de la Sacem, de l’Ircam, de Radio France et du Steirisches Kammermusik Festival.

Récompensées lors des concours de composition comme le Prix de la Fondation Salabert en 2004, le Prix Forum international des jeunes compositeurs en 2002 (Canada), le Prix de l’Université d’Evry, le Prix Paso al Arte (Colombie), ses œuvres sont interprétées par d’importants ensembles et solistes comme l’Ensemble Intercontemporain, les ensembles Court-Circuit, L’Itinéraire, 2e2m, Nouvel Ensemble Moderne, Studio New Music (Russie), Remix (Portugal), l’Orchestre national d’Ile-de-France et par des artistas de renom comme Christophe Desjardins, Peter Rundel, Mark Foster, Lorraine Vaillancourt, Jean Deroyer, Pascal Rophé, Susanna Mälkki, Pierre Roullier.
Son œuvre comprend des pièces de chambre, d’orchestre et d’électroacoustique, jouées dans plusieurs festivals de musique contemporaine en Colombie, France, Angleterre, Russie, Autriche, Italie, Portugal, Espagne, Allemagne et Canada, et diffusées par les radios nationales canadienne, française et colombienne.

En 2013 paraît un cd monographique avec ses œuvres de musique de chambre, produit et financé par la Salle de Concerts Luis Angel Arango à Bogota, avec le soutien de la Banque nationale de Colombie. Luis-Fernando Rizo-Salom trouve la mort dans un accident de deltaplane, dont il était champion de France en 2011.

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Luis Fernando Rizo-Salom obtuvo su diploma de composición en la Pontificia Universidad Javeriana de Bogotá en 1998. En 1999, viaja a Francia para continuar sus estudios con Emmanuel Nunes en el Conservatorio de París. Su interés por las nuevas tecnologías aplicadas a la composición musical lo llevan a realizar el prestigioso cursus del IRCAM en 2005 (un programa de formación para compositores enfocado en música por computador), en dónde escribe su obra Big Bang para viola y electrónica.

Entre 2005 y 2007 fue compositor en residencia en la Casa de Velazquez  en Madrid. También recibió el apoyo de diferentes instituciones como la Fundación Nadia y Lili Boulanger, el gobierno colombiano, la Academia Villecroze, las fundaciones Meyer, Tarrazi, Legs Saint Paul y el Georges Wildenstein (Academy of Fine Arts). Algunas de sus obras fueron comisionadas por la Sala de Conciertos Shizuoka (Japón), el Ministerio de Cultura francés, la Orquesta Nacional de Île-de-France, el Festival du Larzac, la SACEM, el IRCAM, Radio Francia y el Festival Steirisches Kammermusik.

Recibó diferentes premios entre los que se encuentran el Premio de la Fundación Salabert en 2004, el Premio del Foro Internacional para Jóvenes Compositores en 2002 (Canadá), el Premio de la Universidad de Évry (Francia), el ‘Premio Paso al Arte’ (Colombia).

Su trabajo incluye obras solistas (In/Out, para flauta baja, 2012), de cámara (La ventana de quimeras, 2006), orquestales (Fabulas sobre fabrica de fabulas, 2006) y para dispositivos electrónicos (Glide, 2000). Su música se programa regularmente en festivales de música contemporánea en Colombia, Francia, Inglaterra, Rusia, Austria, Italia, Portugal, España, Alemania, Canadá, y es retransmitida por la radio nacional francesa y colombiana. Su trabajo ha sido interpretado por importantes ensambles y solistas como el Ensemble Intercontemporain, Ensemble Court-Circuit, Ensemble l’Itinéraire, Ensemble 2e2m (Francia), Nouvel Ensemble Modern (Canada), New Music Studio (Rusia), Remix (Portugal), la Orchestre Nacional d’Ile de Francia, Christophe Desjardins, Peter Rundel, Mark Foster, Lorraine Vaillancourt, Jean Deroyer, Pascal Rophé, Susanna Mälkki y Pierre Roullier.

 

 

COLOMBIE UN CARTEL CONTEMPORAIN

du 3 au 8 octobre 2017, Paris, France

 

Nova et Vetera, fondée en 2013 à Bogotá par Santiago Gardeazábal, est une agence de production de concerts dynamique et innovante, dédiée tant à la diffusion des musiques actuelles et d’avant-garde de classe internationale en Colombie comme à la promotion de la scène colombienne (traditionnelle, contemporaine, avant-garde) à l’étranger.

Après avoir produit plus d’une trentaine de concerts d’artistes français lors de la première partie de l´Année France-Colombie (janvier-juin 2017), Nova et Vetera a imaginé et organisé un festival à Paris mettant à l’honneur la création contemporaine colombienne au travers d’une série de commandes faite à plusieurs compositeurs colombiens. Ce festival, Colombie un Cartel Contemporain, aura lieu du 3 au 8 octobre à Paris.

Chargé de l’identité visuelle du projet, l’artiste conceptuel Antonio Caro a développé un style graphique rappelant celui d’un jeune écolier, élève appliqué, prenant un malin plaisir à balayer d’un revers de main les préjugés que l’insidieux terme « cartel » fait résonner lorsque mis côte à côte avec le mot Colombie.

Cette calligraphie pointe des facettes plus policées du mot cartel : l’affiche de papier, le cartouche, le cartel de peinture (petite plaque informative au bas des tableaux), car la Colombie d’aujourd’hui c’est un pays tourné vers l’avenir, bien décidé à faire oublier ses vieux démons en présentant un nouveau visage : celui d’une nation riche en traditions et ouverte aux influences internationales.

C’est exactement ce que l’agence Nova et Vetera prétend montrer au public parisien : une génération de musiciens et compositeurs parlant le langage international de l’avant-garde sans jamais occulter ses racines.
Série de concerts et rencontres en hommage au compositeur Luis Rizo Salom qui était l’un des compositeurs colombiens vivant et étudiant à Paris, disparu précocement, le festival s’articulera autour de concerts et de séminaires dans différents lieux de Paris et de sa proche banlieue.

La programmation a été pensée de concert avec des artistes qui avaient collaboré avec Nova et Vetera, autant dans le cadre de l’année France Colombie que dans celui de saisons précédentes de Nova en Colombie. Parmi eux, l’Itinéraire ou Le Balcon vont mettre au service du festival leurs artistes, un lieu comme La Marbrerie ou le Théâtre de l’Athénée. A ces artistes français vont s’ajouter une vingtaine d’artistes et intellectuels colombiens (musiciens, compositeurs, illustrateurs, écrivains, chercheurs) que Nova et Vetera a invité à se joindre au festival.

Les séminaires seront là pour amener d’une part une réflexion par rapport aux enjeux de post-colonialisme, solidarité sud-sud, mais aussi une réflexion et une vision plus large quant à la question de la contemporanéité dans la musique actuelle colombienne. Celle-ci se nourrit et puise son inspiration dans divers univers: la musique populaire du pays -riche, variée, omniprésente-, la musique classique académique connue et approfondie lors d’études en Europe ou aux États-Unis,  la musique indigène toujours présente dans la mémoire collective colombienne et bien sûr la musique tropicale re-découverte grâce aux collectionisme de disques qui dévient un instrument de création pour les nouvelles génerations.

Le Festival Colombie un cartel contemporain reçoit le soutien de l’Institut Français et du Ministère de la Culture de Colombie dans le cadre de l’Année France-Colombie 2017.

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COLOMBIA UN CARTEL CONTEMPORANEO

del 3 al 8 de octubre 2017, París, Francia

 

  • Del 3 al 8 de octubre de 2017 se realizará en Paris, la primera versión del Festival Musical Colombia un cartel contemporáneo en la que intervienen  70 artistas en el marco del Año Francia-Colombia.

  • Por primera vez, ensambles franceses y solistas colombianos estrenarán en escenarios emblemáticos de la capital francesa una docena de obras comisionadas a algunos de los compositores más arriesgados de la actualidad.

  • Se interpretarán en total 30 obras del repertorio colombiano en 10 conciertos y se realizarán 2 jornadas de un seminario de reflexión dedicadas a la creación musical colombiana contemporánea.

Del 3 al 8 de octubre y en el marco del año Colombia-Francia, la agencia colombiana Nova et Vetera desarrollará Colombia un cartel contemporáneo, un festival musical y un seminario de reflexión sobre la música colombiana. Este proyecto busca vincular diferentes visiones de la  músicas colombianas en diálogo con la realidad social, académica y cultural actual.

Colombia un cartel contemporáneo rinde homenaje al compositor vallecaucano Luis Fernando Rizo-Salom cuya prematura desaparición dejó un vacío en la música francesa contemporánea y la creciente escena de la música clásica colombiana. Rizo-Salom aportó con su obra e impulsó con su ayuda y ejemplo el desarrollo profesional de varios de los compositores colombianos que hacen parte de este Cartel. Su portafolio musical incluía música de cámara y de orquesta en diversos formatos, incluyendo el electroacústico, sus numerosas comisiones premiadas internacionalmente son el testimonio del inicio de un momento musical para los compositores contemporáneos colombianos. Este festival busca celebrar su memoria con la presentación de dos de sus obras y una conferencia que se propone activar las reflexiones en torno al  desarrollo, circulación e interpretación de este repertorio que, en el presente cuenta con una tímida participación en la escena cultural nacional.

Las orquestas francesas Le Balcon, dirigida por Maxime Pascal y L´Itinéraire  dirigida por Mathieu Romano se sumarán con solistas colombianos y estrenarán mundialmente una docena de obras comisionadas por el Festival a compositores de diferentes lugares de Colombia entre los cuales se encuentran el piedecuestano Edson Velandia quien dirigirá su Sinfonía Municipal #8, la antioqueña Natalia Valencia quien escribió El pozo y los pájaros para piano a cuatro manos, los bogotanos Meridian Brothers dirigidos por Eblis Alvarez con la pieza El gran pájaro de los andes, Pedro Ojeda Si algo te debo con esto te pago, para cuarteto de cuerdas y percusión y los radicados en Francia: Violeta Cruz con Sozu, dúo para percusión y agua, Juan Pablo Carreño estrenará la primera parte de su misa para la reconciliación In conspectu tuo, Marco Suárez-Cifuentes y Nieto quienes presentarán Tetramorfos para soprano, ondas martenot, percusión, clarinete bajo,

Violoncello y dispositivo electroacústivo  y Juan Camilo Hernández: Neganontrópico, primera situación de una obra que explora la perdida de control del hombre frente a la técnica, un cuarteto de Pedro García Velásquez y otro de Leonardo Idrobo y un estreno de Daniel Alvarado entre otros.

En palabras de Santiago Gardeazábal director de la agencia Nova et Vetera y curador de Colombia un cartel contemporáneo: “El festival será un espacio para compartir el ímpetu creativo de los compositores colombianos y algunas de las propuestas sonoras más arriesgadas de nuestro país pero también será el momento de debatir y afrontar los retos de la afirmación de una identidad colombiana innovadora de cara al futuro”.

Rodeados por figuras representativas del arte colombiano como la pianista antioqueña Teresita Gómez –quien celebrará con el recital de cierre del Festival sus 60 años de vida artística- y el artista conceptual bogotano Antonio Caro- responsable de la concepción gráfica del Cartel del Festival, esta nueva generación de compositores e intérpretes colombianos menores de 40 años presentarán obras que continúan con una exploración artística comprometida con el desarrollo del estudio del patrimonio cultural nacional como punto de partida para la creación contemporánea.

Uno de los puntos esenciales del Festival es el encuentro de una generación de colombianos residentes en Paris con sus pares que viven y desarrollan sus proyectos en Colombia. El seminario abrirá un dialogo que invita a reflexionar sobre la generación de conocimiento y el ejercicio de reconocer la diversidad cultural en realidades interurbanas y rurales, además busca poner en perspectiva los diferentes contextos en los que se ha sostenido la  creación musical colombiana en ambas naciones, los aportes de la institucionalidad  y los retos que plantea el momento actual colombiano en el desarrollo de procesos creativos.

La inauguración del Festival se llevará a cabo el tres de octubre en La Colonie, espacio creado por el artista argelino Kader Attia, y posteriormente se desarrollarán presentaciones en La Marbrerie, Le Carreau du Temple y culminará el fin de semana con tres funciones  en el teatro L´Athenée Louis Jouvet, espacio de residencia artística de Le Balcon, ensamble fundado por el director musical Maxime Pascal, el ingeniero Florent Derex, el pianista Alphonse Cemin y por los compositores colombianos Pedro García Velásquez y Juan Pablo Carreño.

El Festival es también una invitación para que la comunidad colombiana residente en París asista a estas actividades que buscan fortalecer los lazos de cooperación y hermandad entre Colombia y Francia a través del arte y la música de nuestro siglo.

La realización de este festival cuenta con la financiación de la Fundación Nova et Vetera, el apoyo del Ministerio de Cultura de Colombia y el Instituto Francés de Paris y es organizado en el marco del Año Francia Colombia.

 

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PROGRAMME GÉNÉRAL / PROGRAMA GENERAL

mardi 3 octobre (18:00) : séminaire, soirée d´ouverture à La Colonie, Paris  

Journey to a land otherwise known, projection du film de Laura Huertas Millán

La tragedia rústica, performance de Mario Galeano et Mateo Rivano à l´issue du séminaire

mercredi 4 octobre (20:45): concert de l’Itinéraire à La Marbrerie, Montreuil

oeuvres de Luis Rizo-Salom, Leonardo Idrobo, Marco Suarez-Cifuentes & Nieto, Juan Camilo Hernández,

Daniel Zea et Daniel Alvarado

jeudi 5 octobre (18:00) : séminaire au Carreau du temple, Paris

Fluxus pour saxophone baryton de Luis Fernando Rizo-Salom par Juliette Herbet

Sozu, duo pour percussion et fontaine électroacoustique de Violeta Cruz et Guy-Loup Boisneau à l´issue du séminaire

vendredi 6 octobre (20:00) : concert Quatuor Le Balcon + Eblis Alvarez & The Brothers

oeuvres de Leonardo Idrobo, Pedro Ojeda, Pedro García-Velásquez

Le grand oiseau des Andes, spectacle de Eblis Alvarez, Pedro Ojeda et Mateo Rivano

DJ Set: Los Guaqueros

samedi 7 octobre (20:00) : concert du Balcon au Théâtre de l’Athénée, Paris

oeuvres de Edson Velandia, Juan Pablo Carreño et Nieto

dimanche 8 octobre (16:00) : récital de piano de Teresita Gómez et Alphonse Cemin au Théâtre de l’Athénée, Paris

œuvres de Maurice Ravel, Gabriel Fauré, Arthur Lavandier, Claude Debussy, Pierre Boulez, Jorge Andrés Arbeláez, Juan Domingo Córdoba, Antonio María Valencia, Gustavo Yepes, Adolfo Mejía et Natalia Valencia

mardi 17 octobre (20:30) : concert-performance à la Dynamo, Pantin

Le Maravelí de Sebastián Villanueva et Aurore Sodieux

 

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LIEUX / ESPACIOS

La Colonie

Kader Attia, direction

Lucie Touya, programmation

128, rue la Fayette

75010 Paris

www.facebook.com/lacolonieaparis

La Marbrerie

Jérémy Verrier, programmation

21 Rue Alexis Lepère

93100 Montreuil

www.lamarbrerie.fr

 

Le Carreau du Temple

Sandrina Martins, direction

Clémence Houdart, responsable de production

4, rue Eugène Spüller

75003 Paris

www.carreaudutemple.eu

 

Athénée Théâtre Louis-Jouvet

Patrice Martinet, direction

7, rue Boudreau

75009 Paris

www.athenee-theatre.com

La Dynamo/ Banlieues bleues

Xavier Lemettre, direction

9 rue Gabrielle Josserand

93500 Pantin

www.banlieuesbleues.org

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PARTENAIRES INSTITUTIONNELS

Institut Français

Anne Louyot, commissaire année France-Colombie

Charlotte Billy, chargée de projet musiques et industries culturelles

Mathilde Bézard, chargée de mission musique classique et contemporaine

www.institutfrancais.com

Ministère de la Culture Colombie

Mariana Garcés Córdoba, ministre de la culture Colombie

Fabián Sanabria, commissaire année France-Colombie

Maria Carolina Muñoz Uribe, chargée des affaires étrangères du Ministère de la culture

www.mincultura.gov.co

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PARTENAIRES ARTISTIQUES / SOCIOS ARTISTICOS

 

Le Balcon

Maxime Pascal & Florent Derex, direction artistique et exécutive

Juan Pablo Carreño, Alphonse Cemin, Pedro Garcia-Velasquez, comité artistique

Iris Zerdoud, production

Clara Benyamin, communication

Myrtille Debièvre, régie générale

Romain Bekier, régie orchestre

www.lebalcon.com

 

 

L´Itinéraire

Grégoire Lorieux, Lucia Peralta, Fuminori Tanda, coordination artistique

Cécile Lorenzi/Le Bureau, administration

www.litineraire.fr

 

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PROGRAMME DETAILLÉ / PROGRAMA DETALLADO

 

mardi 3 octobre (18:00)

Soirée d´ouverture

Séminaire, projections, performances, dj set 

La Colonie: 128, rue la Fayette, Paris 10ème

Ce séminaire portera sur la création musicale en Colombie et propose un temps de rencontres et de recherche animé par des artistes colombiens et français pour éclairer les influences dans la création musicale colombienne. La question des influences musicales en Colombie cristallise un ensemble d’influences que l’on peut rencontrer dans de nombreux pays. La musique ancienne, ancestrale et cérémoniale des indigènes en partie disparue avec ceux-ci dans les massacres de la colonisation. La musique classique européenne, avec ses règles, ses exigences, son cadre et un corpus d’œuvres gigantesque. Et enfin la musique populaire, presque toujours associée à la danse, populaire, folklorique et avant tout festive.

Ouvert aux musiciens, compositeurs, interprètes et improvisateurs, mais aussi chercheurs et amateurs des musiques colombiennes, le séminaire sera composé de conférences et de tables rondes basées sur le partage des expérimentations de chacun en ayant pour perspective de faire émerger une réflexion commune autour des pratiques multiples de la création musicale colombienne.

 

 

Première partie:

I. Présentation: Colombie un cartel contemporain, Santiago Gardeazábal introduit le Festival et les artistes

II. L´art comme moyen de transformation sociale. Dialogue entre María Claudias Parias et Carole Fierz                                                                                                                                                                                                                    

III. Lenguas largas, orejas en oui. Dialogue entre Edson Velandia et Juan Pablo Carreño. Modérateur: Matías Godoy

 

Deuxième partie:

IV. Projection du film Journey to a land otherwise known de Laura Huertas Millán

Tourné dans la serre tropicale du jardin des plantes de Lille, “Voyage en la terre autrement dite” s’inspire des premières descriptions de l’Amérique faites par des Européens, des scientifiques, des conquistadors ou des missionnaires. Pastiche de film ethnographique, une voix off nous raconte la découverte d’un nouveau monde apparemment vierge o bientôt des êtres surnaturels, mi-hommes et mi-animaux se manifestent, dans la pénombre d’une jungle fantastique. Le film évoque le moment du premier contact et la survivance des imageries exotiques qu’il a provoquées.

Laura Huertas Millán

V. Table ronde: Laura Huertas, Antonio Caro, Karen Biswell et Mateo Rivano.

VI. Collectionnisme: patrimoine et création artistique: Luis Daniel Vega, Xavier Lemettre, Mateo Rivano & Mario Galeano

VII. La tragedia rústica (2016) Commande de la Haus der Kulturen der Welt, Berlin, performance de Mario Galeano et Mateo Rivano 

Une bête mutante s’échappe et parcourt le territoire colombien… Interprétée et mixée en live, La tragedia rústica (La tragédie rustique) est une œuvre audiovisuelle créée par Mario Galeano (musique) et Mateo Rivano (animation) qui, sous le nom de « Los Guaqueros », continuent à revisiter les pouvoirs mystiques et métaphysiques de la musique locale, dans cette œuvre comme dans leurs autres collaborations artistiques avec Frente Cumbiero, Los Pirañas ou Ondatropica.

« Los Guaqueros » – interprètent les débuts de l’industrie musicale colombienne des deux premières décennies du XXème siècle. Moment pendant lequel commença l’enregistrement de la musique nationale et la vente de 78 tours sur tout le territoire colombien.

A travers une installation audiovisuelle hallucinée et hallucinante, ils présentent l’évolution des différents styles de la musique colombienne et ce replacé dans le contexte social et politique du début des années 1900. Cette pièce de 45 minutes combine morceaux des premiers enregistrements faits à Bogota, archives ethnomusicologiques enregistrées sur le terrain, mixées et animées en live par les deux artistes. Kaléidoscope, collage sauvage de sons, photographies, films, dessins animés allant du burlesque à la Monthy Python à l’archive historique pure, La tragedia rústica est une investigation artistique de l’histoire musicale colombienne.

* Los Guaqueros : littéralement pilleurs de sépultures indigènes, ici utilisé dans le sens de chercheurs de trésors sonores.

 

 

mercredi 4 octobre (20:45)

El juego y el fin

concert de l’Ensemble Itinéraire*

La Marbrerie, 21 Rue Alexis Lepère, Montreuil

 

Première partie:

I. El Juego, 2011                                                                                                                       LUIS FERNANDO RIZO-SALOM (1971-2013)

flûte basse, percussions, piano, violon, alto et violoncelle (13’)

Commande: Concert Hall Shizuoka (Japon)

Dédicace : aux victimes du terrible séisme qui a secoué le Japon le 11 mars 2011

La pièce explore cinq situations musicales contrastées qui s’enchainent sans pause: Espiral Fragmentada (Spirale Fragmentée) ; Juego (Jeu) ; Babel ; Juegos Extremos (Jeux Extrêmes) ; Flashback (retour en arrière).

La première section est basée sur une idée cyclique découpée irrégulièrement, donnant ainsi l’effet d’un disque rayé qui saute soudainement et qui redémarre à chaque fois sur la même musique. La flûte est l’instrument fédérateur, caractérisé par des gestes ascendants ou descendants sur un timbre riche, combinant la voix du musicien, les hauteurs et le souffle.

Juego a été imaginé dans un esprit ludique et léger, sur un nombre limité de gestes et de rythmes qui incitent à la danse. L’œuvre se poursuit par la complexité de Babel où le trio à cordes est mis en évidence à travers des textures riches et vives, caractérisées par la superposition de gestes percussifs courts, très variés s’enchainant rapidement. Le trio flûte-percussion-piano fait, quant à lui, des interventions soudaines rythmant ainsi la cadence frénétique du trio a cordes.

Juegos Extremos juxtapose des registres opposés dans un flux rythmique constant, passant du suraigu aux infrasons dans des mouvements tourbillonnants. Ce mouvement m’évoque un personnage vivant dans des opposition radicales sans laisser place à la nuance. Pour finir, Flashback s’inspire de la technique cinématographique du même nom faisant intervenir des séquences s’étant déroulées préalablement. Il s’agit de jouer avec la mémoire en mettant des passages déjà entendus dans un contexte nouveau.

Le titre de l’œuvre interroge les rapports entre le jeu en tant que fonction élémentaire de la vie humaine et l’œuvre d’art. Pour moi composer est un jeu qui favorise l’interaction entre les sons et les rythmes dans un espace temporel. Écouter une œuvre musicale suppose l’interaction active avec celle-ci où l’œuvre devient donc l’objet avec lequel on « joue avec ».

Luis Fernando Rizo Salom.

II. Un camino es un camino, 2002                                                                                                                      LEONARDO IDROBO ARCE (1977-)

flûte, clarinette et piano (4’)

Pièce commandée par  Ensamble 3 (Salvador Torre, Fernando Dominguez y Mauricio Nader)

Crée au Forum de Musique nouvelle Manuel Enríquez

 

III. Fábulas (de duendes, valles y duraznos), 2017                                                                 DANIEL ALVARADO BONILLA (1985-)
flûte, percussion, alto, violoncelle et contrebasse

*Création mondiale, commande de Nova et Vetera

Dicen que en este valle los duraznos son de los duendes…

Luis Alberto Spinetta – 1971

Dans Fábulas j’ai repris le matériau musical d’une œuvre écrite en 2013. Plutôt qu’une révision, il s’agit d’une véritable réécriture. Le matériau de base est élargi ou souligné dans un contexte formel différent (articulé en trois mouvements enchainés), qui m’a amené à trouver de nouvelles trajectoires pour les idées principales de la pièce: des éclats énergiques tutti et le travail sur leur résonance ainsi que le contraste des passages rythmiques et mouvementés avec une musique plutôt statique, proche du silence, et dont le caractère incantatoire pourrait évoquer une sorte de rituel.

 

IV. El Dorado, 2010                                                                                                                              DANIEL ZEA GOMEZ (1976-)

violon, violoncelle et contrebasse

Le clash paradoxal entre deux cultures autour d’un métal: l’or. Des hommes qui en font offrande aux Dieux. D’autres qui le convoitent pour devenir des Dieux.

En 1636 Juan Rodríguez Freyle a écrit une version du récit de la cérémonie de l’indien doré (originalement publiée dans son livre El Carnero) adressé à son ami Don Juan, gouverneur de Guatavita:

«… Dans cette lagune de Guatavita on faisait un grand radeau de joncs, et on l’ornait de la façon la plus voyante que l’ on pouvait…… En ce temps là, toute la lagune était couronnée d’indiens et éclairée dans toute sa circonférence; les indiens et indiennes tous couronnés d’or, de plumes et chagualas (pendentif nasal) … Ils déshabillaient l’héritier (…) et ils l’enduisaient d’un onguent collant, puis l’aspergeaient avec de la poudre d’or de manière qu’il soit tout couvert de ce métal. Ensuite, une fois installé debout sur le radeau, ils mettaient à ces pieds un grand tas d’or et d’émeraudes pour qu’il l’offre à ses dieux. Puis rentraient avec lui dans la barque les quatre caciques principaux, nus et parés de plumes, de couronnes, de bracelets, de chagualas et des boucles d’oreilles d’or… L’indien doré faisait alors son offre en jetant, au milieu de la lagune, tout l’or et toutes les émeraudes qu’il avait à ces pieds. S’en suivaient alors les autres caciques qui l’accompagnaient.

Finie la cérémonie ils battaient les drapeaux… En ramenant le radeau à terre ils commençaient la célébration… Avec des cercles de danse, de leurs propres danses. Cette cérémonie proclamait le nouvel élu comme seigneur et prince ».

 

Deuxiéme partie:

 

I. Negantrópico, 2017                                                                                                       JUAN CAMILO HERNANDEZ SANCHEZ (1982-)

flûte, violoncelle, percussions, ondes Martenot

et électronique en temps réel. (12’)

*Création mondiale, commande de Nova et Vetera

Première situation d’une œuvre qui explore la perte de contrôle de l’homme face à la technique. Cette relation apparaît de manière presque figurative dans la pièce et une dystopie sonore se met en scène à travers un imaginaire post-humain.

Dans ce premier volet je cherche à créer des mouvements temporels paradoxaux, une métaphore de la résolution technique des problèmes générés par la technique même, ou encore de la perte de repères et de sens engendrée par l’accélération de la vitesse de calcul des machines.

La néguanthropie est une idée proposée par B. Stiegler comme remède aux problèmes de notre ère anthropocène. Les paradoxes entre la nature et la culture se complexifient dans les pratiques technologiques et se banalisent de part la globalisation. Les monopoles économiques se créent autour des rêves virtuels et les moyens de production s’épuisent en dégradant la terre.

En espagnol le terme “néganthropique” comprend “tropique”, à vrai dire sans lien étymologique ; néanmoins l’imaginaire tropical est omniprésent dans l’antropocène autant  par les destinations préférées du tourisme de masse que par les tempêtes et les ouragans. Dans tous les cas il fera chaud et au loin nous entendrons des ventilateurs, tournant pour refroidir les serveurs qui hébergent la post-humanité. Ces êtres composés de cellules, de prothèses électromécaniques et de nanoparticules, partiellement virtualisés, rêvent de ce que la terre fût.

 

 

II. Tétramorphes (Revelo I), 2017                                                                           MARCO SUÁREZ-CIFUENTES (1974-)/ NIETO (1979-)

pour soprano, ondes martenot,

percussions, clarinette basse,

violoncelle et dispositif électroacoustique (15’)

*Création mondiale, commande de Nova et Vetera


REVELO est une œuvre (spectacle/installation) conçue à géométrie variable, la nature de sa narration non linéaire lui permet de s’adapter facilement aux différents espaces architecturaux et aux différentes possibilités de la production engagée.

Dans son ampleur maximale elle est composée de treize personnages/tableaux avec un effectif de quarante-neuf interprètes, cette configuration est envisagée pour de grands lieux, par exemple cathédrales, musées, grands théâtres, châteaux ou bâtiments à plusieurs espaces. La configuration minimale peut se dérouler jusqu’en trois tableaux et s’adapte à des plus petits espaces du type galeries d’arts, petits théâtres, chapelles, maisons.

Certains personnages sont incarnés par des multiples comédiens et chanteurs, d’autres sont des architectures instrumentales interprétées par des musiciens, et enfin quelques-uns sont simplement des pièces sculpturales ambulantes ou stationnaires.

Le spectacle est pensé presque comme une installation artistique plus que comme une pièce théâtrale. Nous tentons très particulièrement à rendre une valeur plastique à nos œuvres, que ce soit dans le domaine de la vidéo ou de la musique, notre souci étant de mettre en question le médium même afin d’y injecter la noblesse d’un art majeur, telles la peinture ou l’architecture.

C’est ainsi que le public est à l’intérieur d’une exposition, voire d’un tableau en particulier, où des images mouvantes et des personnages extravagants traversent l’espace en peignant et performant l’histoire, nourrie de symboles, d’allégorie et de mystère qui se tressent dans un univers visuel très riche. C’est justement cette profusion visuelle de l’Apocalypse de Saint-Jean qui nous a inspiré. Chaque personnage est traité presque comme une sculpture, ambulante ou stationnaire, être humain ou objet, muet ou sonore. Certains d’entre eux s’intègrent au sein d’un tableau ou d’une scène en particulier, d’autres pouvant également déambuler et interagir d’une façon globale dans l’ensemble de l’installation.

La force théâtrale de chaque rôle se manifestera davantage dans le traitement visuel et plastique, à travers le costume, le maquillage, la vidéo, la lumière, qui l’enveloppe mais également dans le traitement de sa voix et de son discours. Au-delà du son lyrique dans la construction des phrases, un traitement sonore et musical propre à chaque rôle et circonstance será élaboré. Il ne s’agit point ici d’une direction de comédiens dans un sens classique théâtral mais plutôt d’un développement « pictural » dans la mise en scène des acteurs.

(Aide au dévéloppement du DICREAM / CNC)

 

*L’Itinéraire

Mathieu Romano, direction musicale

Nieto, mise en scène, scénographie et dispositif visuel * Tétramorphes, La voix des tonnerres

Marco-Suarez Cifuentes, composition, informatique musicale, design instrumental * Tétramorphes, La voix des tonnerres

Elise Chauvin, soprano

Anne Mercier, violon

Lucia Peralta, alto

Myrtille Hetzel, violoncelle

Yann Dubost, contrebasse

Julie Brunet-Jailly, flûtes

Pierre Genisson, clarinettes

Fuminori Tanada, piano

Christophe Bredeloup & Benoît Masson, percussions

Nathalie Forget, ondes Martenot

 

 

 

 

jeudi 5 octobre (18:00) 

Carreau du temple 

4, rue Eugène Spüller, Paris 3ème

Ce séminaire portera sur la création musicale en Colombie et propose un temps de rencontre et de recherche animé par des artistes colombiens pour mettre en lumière les influences dans la création musicale colombienne. Dans une première partie, la figure fondatrice du compositeur Luis Fernando Rizo-Salom sera présentée puis illustrée par une représentation de Fluxus, pièce écrite en 2011 et interpretée par la saxophoniste Juliette Herbet. Dans une deuxième partie, Melissa Vargas, compositrice colombienne, abordera l´histoire de la musique contemporaine et d´avant-garde en Colombie, à travers le prisme des compositrices colombiennes, avant une clôture en musique avec une oeuvre de Violeta Cruz interpretée par le percussioniste Guy-Loup Boisneau. Ouvertes aux musiciens, compositeurs, interprètes et improvisateurs, mais aussi chercheurs et amateurs des musiques colombiennes, le séminaire sera composé de conférences et de tables rondes basées sur  le partage des expérimentations de chacun en ayant pour perspective de faire émerger une réflexion commune autour des pratiques multiples de la création musicale colombienne.

 

Première partie: Luis Fernando Rizo-Salom.

I. Table ronde autour de l´oeuvre de Rizo-Salom: Juan Pablo Carreño, Marco Suarez-Cifuentes et Rodolfo Acosta

 

II. Fluxus, 2011                                                                                                                        LUIS FERNANDO RIZO-SALOM (1971-2013)

pour saxophone baryton

création 19 Mars 2011: Conservatoire Boulogne-Billancourt, France

Juliette Herbet: saxophone baryton

 

ENTRACTE

 

Deuxième partie:

I. Histoire des compositrices colombiennes par Melissa Vargas.

II. Table ronde avec Melissa Vargas, Violeta Cruz et Natalia Valencia

II. Sozu, 2017                                                                                                                                    VIOLETA CRUZ (1986-)

pour percussion et fontaine électroacoustique

*Création mondiale, commande de Nova et Vetera

Guy-Loup Boisneau: Percussion

Violeta Cruz : Eléctronique

Sozu, duo pour percussion et eau, est une pièce qui interroge le rapport entre le son et la matière physique. L’eau est présente sur scène sous forme d’une fontaine électroacoustique. Des sons pré-enregistrés d’eau et de percussion colorent les rythmes relativement aléatoires des chutes d’eau de la fontaine et créent un dialogue avec le percussionniste. L’énergie ondoyante de l’eau donne souplesse à son interprétation. Son volume, l’espace physique qu’elle occupe, détermine la durée de la vie sonore de la fontaine, et également la durée de l’œuvre.

 

 

vendredi 6 octobre (20:00)

Le grand oiseau des Andes

Quatuor Le Balcon + Eblis Alvarez & The Brothers

Athénée-Théâtre Louis Jouvet, 7 rue Boudreau, Paris 9ème

Premiére partie

 

I. Danse Intérieure, 2017                                                                                                        PEDRO GARCÍA- VELÁSQUEZ (1984-)

Deuxième volet de Chants Souterrains,

quatuor à cordes

Commande du Théâtre Impérial de Compiègne

Une danse intérieure, onirique et nocturne: Ce quatuor à cordes émane d’une ambiance nocturne et pastorale, avec l’horizon à perte de vue. Cela devient de plus en plus rythmé, intérieur et étrange – de vagues souvenirs de habaneras, de danses baroques empreintes ici d’une poésie nocturne – . Le contraste entre le balancement ternaire et binaire est ici la matière première de tous les rythmes. La musique devient tantôt grave, viscérale, tantôt légère, flottante, un peu plus vivace.

Le cycle Chants souterrains cherche à pousser plus loin l’aspect de l’humain dans mon écriture musicale, le fait d’écrire pour des personnes particulières et de m’en inspirer. Les forces à l’œuvre sont seulement issues de nous, ici-bas, seuls, sans que cela soit triste ou désenchanté mais au contraire intense, vaste et riche. C’est une recherche du mystère qui est à chacun dans notre part prosaïque, tellurique, presque souterraine.  Rêve, nuit, rythme.

Pedro García Velasquez

 

II. Murmullos, 2015                                                                                                                 LEONARDO IDROBO ARCE (1977-)

quatuor à cordes

Commande du Teatro Colón de Bogotá

Durant les 3 ou 4 dernières années, je me suis donné la tâche d’interpréter musicalement ma relation à mon pays natal, n’y vivant plus depuis plus de 14 ans. La consternation, la tristesse, la rage mais aussi la nostalgie du passé ont joué un rôle important.

Murmullos, commission du Teatro Colon de Bogota et écrite pour le quatuor à cordes Voce, serait un troisième essai,  après Entrelineas (2012) pour ensemble  et Serpens cauda (2013), pour voix et ensemble.

Tandis que Entrelineas traitait du thème de “parler sans se faire comprendre”, de la manipulation des informations (arrivant au lavage de cerveau), Serpens cauda traitait du thème des leaders politiques, syndicaux, sociaux, paysans, réduits au silence à travers l’extorsion d’argent, l’intimidation, l’oppression et par des méthodes violentes.

Murmullos est proche de cette thématique mais sous une forme plus “apaisée”. Comme s’il s’agissait d’une personne âgée essayant de se souvenir  des temps anciens, peut être meilleurs. Dans Murmullos j’emploie une structure similaire à celle employée dans Entrelineas, je fais même une allusion directe à cette pièce.

Les quatre instruments sont accordés d’une manière spéciale (scordatura) avec pour but d’accentuer le caractère distant de “ce quelque chose que je suis en train de perdre.”

Malgré tout cela, une chose familière et rassurante se perçoit en arrière-plan: des musiques étranges qui peuvent paraître déformées mais qui, en même temps sont proches, tentant précisément d’atteindre ce qui est perdu.

Leonardo Idrobo Arce

 

 

III. Si algo te debo, con esto te pago 2017                                                                       PEDRO OJEDA ACOSTA (1977-)

quatuor à cordes et percussions (8´)

*Création mondiale, commande de Nova et Vetera

Les deux pièces qui composent cette oeuvre sont : El del moño rojo (Le nœud papillon rouge) et Alegría por un zumo de naranja en la mañana (Allegresse pour un jus d’orange le matin), une est lente, l’autre rapide.

Je me suis inspiré pour ces pièces du répertoire des groupes d’accordéon de cumbia jouant dans les montagnes colombiennes dans les années 50, 60 et 70. Traitées sous un angle minimaliste, j’ai utilisé un contrepoint primitif pour les quatre voix du quatuor. Les parties de violoncelles sont inspirées des lignes de guitarrón (guitare basse acoustique) des vieux groupes de cumbia, guaracha d’accordéon (danse populaire cubaine) et des mariachis.

Les violons et l’alto, avec leurs rythmes binaires, leurs mélodies répétitives et minimalistes évoquant des sentiments lugubres et la nostalgie des montagnes, contrastent avec l’allégresse rythmique de la percussion, laquelle est plus un clin d’oeil à l’émotivité propre à la côte atlantique colombienne.

Alegría por un zumo de naranja en la mañana est comme un chant d’appel au travail stimulant la fougue  et la discipline des paysans se levant chaque matin à l’aube pour aller travailler la terre.

El del moño rojo, titre inspiré par une vieille blague colombienne, dans lequel un jeu de mots est fait entre “el moño rojo” et “el demonio rojo” jouant sur la similitude entre moño (noeud papillon) et demonio (démon). C’est un clin d’oeil à la subtile nostalgie des petits villages colombiens dans lesquels les tragédies deviennent comiques et la joie devient tristesse.

Quatuor à cordes Le Balcon

Maxime Pascal, direction artistique

Florent Derex, projection sonore

Valentin Broucke, violon 1

Eun-Joo Lee, violon 2

Marine Gandon, alto

Askar Ishangaliyev, violoncelle

Pedro Ojeda, percussions

Deuxième partie

 

I. El gran pájaro de los Andes, 2016                                                                                  EBLIS ALVAREZ VARGAS (1977-)

(Le grand oiseau des Andes)

I.Intro, II. Coplas para cantar al atardecer, III.Yo soy tu Padre, IV. Delirio (intro), V.Delirio – Meridian Brothers. VI.Guaracha U.F.O, VII. El gran pájaro de los Andes, VIII. Cuarteto/ performance Pájaro. IX. Háblame amigo, citadino. X. Dinamita. XI. Cuarteto María intro. XII. ¿Dónde estás María? (con cuarteto) XIII. Estaré alegre, no estaré triste. XIV. El Whiskey del folclore

spectacle pour un grand oiseau, quatuor à cordes, guitare électrique,

basse électrique, clarinette, saxophone, synthétiseurs et percussions

Co-réalisation Teatro Colón de Bogotá et Nova et Vetera

 

Quatuor à cordes Le Balcon

Florent Derex, projection sonore

Valentin Broucke, violon 1

Eun-Joo Lee, violon 2

Marine Gandon, alto

Askar Ishangaliyev, violoncelle

El gran pájaro de los Andes:

Eblis Alvarez, conception, composition, arrangements, guitare électrique, synthétiseurs, électronique et voix

Mateo Rivano, scénographie

Jef Dubois, éclairagiste

Marcela Sánchez, costumes

Juan Camilo Montañez, ingénieur du son

Pedro Ojeda, le grand oiseau des Andes

María Angélica Valencia, voix, saxophone, clarinette, percussions et claviers

César Quevedo, basse électrique

Mauricio Ramirez, batterie et percussions

Alejandro Forero, électronique et synthétiseurs

 

 

Troisième partie

I. DJ Set: Los Guaqueros                                                               MATEO RIVANO (BARBAROJA) & MARIO GALEANO (GALA GALEANO)

« Los Guaqueros » – interprètent les débuts de l’industrie musicale colombienne des deux premières décennies du XXème siècle. Moment pendant lequel commença l’enregistrement de la musique nationale et la vente de 78 tours sur tout le territoire colombien.

A travers une installation audiovisuelle hallucinée et hallucinante, ils présentent l’évolution des différents styles de la musique colombienne et ce replacé dans le contexte social et politique du début des années 1900. Cette pièce de 45 minutes combine morceaux des premiers enregistrements faits à Bogota, archives ethnomusicologiques enregistrées sur le terrain, mixées et animées en live par les deux artistes. Kaléidoscope, collage sauvage de sons, photographies, films, dessins animés allant du burlesque à la Monthy Python à l’archive historique pure, La tragedia rústica est une investigation artistique de l’histoire musicale colombienne.

* Los Guaqueros : littéralement pilleurs de sépultures indigènes, ici utilisé dans le sens de chercheurs de trésors sonores.

 

 

Concert realisé dans le cadre de l´année France-Colombie, le Week End Colombien à L´Athenée et le Festival Colombie un Cartel Contemporain. Co-production: Athenée Théâtre Louis Jouvet, Le Balcon et Nova et Vetera
Le Festival Colombie un cartel contemporain reçoit le soutien de l’Institut Français et du Ministère de la Culture de Colombie dans le cadre de l’Année France-Colombie 2017.

 

 

 

 

samedi 7 octobre (20:00)

concert du Balcon

Athénée-Théâtre Louis Jouvet, 7 rue Boudreau, Paris 9ème

Première partie:

In conspectu tuo, 2017                                                                                                               JUAN PABLO CARREÑO (1978-)

soprano, orgue, flûte, trio à cordes  (15’)

*Création mondiale, commande de Nova et Vetera

Une messe est une œuvre pour grand orchestre, deux chœurs, quatre voix solistes et orgue. Un dialogue entre différents textes sacrés et profanes, réunis autour de la structure ancestrale de la messe catholique. Le fil conducteur de cette œuvre est une recomposition de l’un des écrits les plus passionnants de Saint François d’Assises, l’Office de la Passion du Seigneur, un via crusis littéraire composé de quinze psaumes parlant du mystère pascal, qui sont à sa façon une recomposition chrétienne des psaumes de l’Ancien Testament —avec des insertions provenant de différents livres de l’écriture et de quelques écrits de Saint François lui-même—, le tout confronté à des témoignages déchirants de victimes de la violence en Colombie d’une part et d’autre part à l’œuvre de deux des plus grands penseurs du XXème siècle en Colombie : l’écrivain Fernando González et le philosophe Nicolás Gómez Dávila.

Ce projet se divise en deux grandes parties : l’Officum Passionis Hostias (l’Office de la passion des victimes), une oraison funèbre en hommage à la mémoire des victimes de la violence en Colombie, et un autre qui tourne autour de l’ordinaire de la messe catholique.

L’Officium Passionis Hostias fonctionne comme un avènement, l’annonce d’une réconciliation à venir, à travers d’une oeuvre qui incarne la souffrance physique et spirituelle du christ et des victimes de la violence en Colombie. La deuxième partie, Une messe pour la réconciliation avec soit même, célèbre comme signe d’espoir une réconciliation qui arrive.

L’oeuvre In conspectu tuo fait partie de l’Offertorium de Une Messe.

Juan Pablo Carreño

 

Deuxième partie:

Sinfonía municipal n° 8, 2017                                                                                                    EDSON VELANDIA (1975-)

pour ensemble

*Création mondiale, commande de Nova et Vetera

La série des Sinfonias municipales (symphonies municipales) porte son nom en hommage à la centenaire banda municipale de Piedecuesta. A la place de la traditionnelle baguette de chef d’orchestre, ces pièces sont dirigées avec une machette, instrument emblématique de l’agriculture qui facilite l’expression sauvage. J’ai créé les Sinfonias n° 1, 2, 3 en 2008 sur la place du village avec cette banda centenaire. En 2011, le festival Jazz al Parque de Bogota m’a commandé la Sinfonía n°4 qui a été jouée par le Big Band Bogota, puis en 2013 sur l’invitation du festival Distrifonica de Bogota les Sinfonias n° 5,6,7 ont été créées. Cette fois c’est une commande de Nova et Vetera qui m’a amené à la Sinfonía n°8 qui sera la première à être écrite pour une formation mixte, différente d’un big band ou d’une banda.  Cette Sinfonia, comme les précédentes, sera une œuvre de musique aléatoire en un seul mouvement. Sa structure est composée de cinq modules ou motifs que j’organise et combine librement sur scène autant la machette permet dans une seule taille.

Edson Velandia

Troisième partie:

Garras de oro, Self Fiction III, 2013                                                          JUAN PABLO CARREÑO (1978-) & NIETO (1979-)

ciné-concert pour guitare électrique, clarinette, orgue,

soprano, contre-ténor et ensemble sonorisé avec dispositif

électronique.

Commande du Festival Paris Quartier d´été

Académie de France à Rome, Villa Médicis

Création : 25 juillet 2013, Paris

 

SELF-FICTION, ¿UNE MUSIQUE DISJONCTIVE ?

L’intense activité politique de la fin du XXe siècle dans l’hémisphère sud- américain a profondément marqué les créateurs de ma génération. Les antagonismes et affinités de plusieurs cultures, l’envie de transformer en œuvre artistique l’énergie, la force, et l’intensité des musiques traditionnelles latino-américaines, et la science acoustique et formelle de la musique dite contemporaine sont les éléments qui ont permis, pour un compositeur comme moi, d’entamer une quête d’identité artistique. Dans cette œuvre il y a un décrochement entre les différents plans sonores dû au dédoublement du phénomène acoustique par la sonorisation. Self-Fiction représente la quête de la confrontation entre un objet musical et son image transformée — dans une sorte d’auto-découverte—, placée en parallèle à une transmutation d’un contexte. C’est ce que j’appelle une « musique disjonctive » : une expérience où la musique trouve une nouvelle forme de fonction à l’intérieur d’une abstraction. Ici, cette expérience est menée à l’intérieur d’un espace acoustique rempli par des sons d’orgue et des sons de synthèse : l’exercice d’auto-découverte est vécu dans un monde où le silence n’est pas possible. À certains moments de cette œuvre, l’ascension chromatique de la clarinette et la disparition progressive de l’ensemble instrumental par l’électronique pulsée sont des formes d’échappement qui annoncent et précèdent des fanfares nées de mon écoute d’enfance, des souvenirs des “bandas” de fêtes étranges dont l’activité est liée aux espaces de célébrations populaires. J’ai écris cette oeuvre entre la France et l’Italie, comme Pensionnaire à l’Académie de France à Rome (Villa Médicis). Dans la première partie de Garras de oro, les fenêtres s’ouvrent et permettent d’écouter des vers fragmentés de Porfirio Barba-Jacob, comme des marteaux piqueurs qui caressent l’oreille : un peu comme le réveil au jour sur le chantier de la Villette, un peu comme le temps irréel et suspendu de Rome depuis le Pincio.

Juan Pablo Carreño

Le Balcon

Maxime Pascal, direction musicale/ violon

Edson Velandia, direction musicale *Sinfonía municipal

Florent Derex, projection sonore

Augustin Muller, informatique musicale *Garras de oro

Nieto, vidéo, scénographie, lumières *Garras de oro

Pascale Lavandier, costumes *Garras de oro

Elise Chauvin, soprano

Guilhem Terrail, contre-ténor

Giani Caserotto guitare électrique

Sebastián Villanueva guitare électrique

Iris Zerdoud, clarinette

Sarah Kim, orgue

Samuel Bricault, flûte

Ye-Chang Jung, hautbois

Julien Abbes, basson et contrebasson

N.N., cor

Florent Cardon, trompette

Maxime Morel, tuba

Pedro Ojeda, batterie et percussions

You-Jung Han, violon

Elsa Seger, alto

Myrtille Hetzel, violoncelle

 

 

*Concert realisé dans le cadre de l´année France-Colombie, le Week End Colombien à L´Athenée et le Festival Colombie un Cartel Contemporain. Co-production: Athenée Théâtre Louis Jouvet, Le Balcon et Nova et Vetera

 

 

 

dimanche 8 octobre (16:00) 

récital de piano de Teresita Gómez et Alphonse Cemin

Athénée-Théâtre Louis Jouvet, 7 rue Boudreau, Paris 9ème

 

Pre y posvariaciones sobre chaflán                                                                                                                                    GUSTAVO YEPES (1945-)

Coral, danza, bambuco, guabina, gavota, vals, marcha colombiana, pasillo, pasillo fiestero

piano solo

Bambuco sotareño                                                                                                                                  ANTONIO MARÍA VALENCIA (1902-1952)

piano solo

Doña Tere

Contra las piedras                                                                                                                                               JORGE ANDRÉS ARBELÁEZ (1967-)

piano solo

 

Bambuco en si menor                                                                                                                                                                      ADOLFO MEJÍA (1905-1973)

Danza                 

piano solo

 

Lejano azul                                                                                                                                                                           LUIS ANTONIO CALVO (1882-1945)

Intermezzo

Malvaloca                                                                                            

Danza

piano solo

 

El pozo y los pájaros, 2017                                                                                                                         NATALIA VALENCIA ZULUAGA (1976-)

piano à quatre mains

* Création mondiale, commande de Nova et Vetera

El pozo y los pájaros (Le puits et les oiseaux) surge como epílogo a una obra de la compositora llamada Tres miniaturas para piano a cuatro manos, estrenada durante el Festival Pianissimo en la ciudad de Medellín en 2015.

Similar a la anterior, El pozo y los pájaros es una obra en la que se contraponen y complementan entre sí dos símbolos. El pozo, símbolo de lo profundo y de la contemplación, en el que se ven reflejadas las estrellas, aquel que puede devolver una imagen desfigurada y del que se extrae desde lo hondo el agua que da vida. Los pájaros, mensajeros, símbolos de la ascensión, mediadores entre el cielo y la tierra. Ambos, pozo y pájaros, símbolos del alma.

El piano a cuatro manos tiene la particularidad de alcanzar la capacidad del instrumento de transformarse en una orquesta. A partir de los símbolos e imágenes de esta obra, los pianistas tienen la labor conjunta de extraer diversas texturas y colores de una manera diferente a la que lo haría un solo pianista, aprovechando la sonoridad orquestal producto de poder abarcar el teclado del instrumento en su totalidad.

Esta obra, a pesar de haber sido concebida en el siglo XXI, está escrita utilizando la notación musical tradicional con algunos elementos de efectos y escritura propios de la música del siglo XX, como por ejemplo la yuxtaposición de patrones minimalistas y la utilización de los armónicos (acordes en “mudo”, oprimiendo las notas para levantar los apagadores de las cuerdas).

Deux arabesques L.66, 1888-1891                                                                                                                                         CLAUDE DEBUSSY (1862-1918)

Nº 1 Andante con moto, Nº 2 Allegretto scherzando

piano solo

12 Notations pour piano 1945                                                                                                                                                     PIERRE BOULEZ (1925-2016)

I.Fantasque – Modéré, II. Très vif, III. Assez lent, IV. Rythmique, V. Doux et improvisé, VI. Rapide, VII. Hiératique,

VIII. Modéré jusqu’à très vif, IX. Lointain – Calme, X. Mécanique et très sec, XI. Scintillant, XII. Lent – Puissant et âpre

piano solo*

Le livre (I), 2012                                                                                                                                                                              ARTHUR LAVANDIER (1987-)

piano solo*

                                                                                                

Ma mère l´Oye                                                                                                                                                                                MAURICE RAVEL (1875-1937)

piano à quatre mains

Teresita Gómez, piano

Alphonse Cemin, piano*

 

*Concert realisé dans le cadre de l´année France-Colombie, le Week End Colombien à L Athenée et le Festival Colombie un Cartel Contemporain. Co-production: Athenée Théâtre Louis Jouvet, Le Balcon et Nova et Vetera

 

 

 

mardi 17 octobre (20:30)

Le Maravelí 

La Dynamo, 9 rue Gabrielle Josseran, Pantin

 

El Maravelí (2016)                                                                                                                  SEBASTIÁN VILLANUEVA (1984-)

El Maravelí est un concert didactique qui rend vivante la littérature orale et rend hommage à l’histoire des peuples africains et indiens en Amérique Latine. Ce spectacle sonore et visuel éveille l’imaginaire et la sensibilité du public grâce à la narration orale, accompagnée par la composition et l’interprétation de guitare de Sebastián Villanueva, et les illustrations de l’artiste Javier Berján.

Sebastián Villanueva, guitare- direction & Aurore Sodieux, narratrice

 

*Concert realisé dans le cadre du Festival Jazz sur Seine, première partie du Focus Colombie : Kaixu by Pixvae produit par La Dynamo de Banlieus Bleus.

 

 

 

 

 

 

@Image du crocodile conçue par Mateo Rivano pour La Tragedia Rústica

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